Laos: Eloges de l’Amitié (III)

 – Ai Souli, pourras-tu répondre à notre correspondante québécoise, toi qui es fort en Français ? Elle s’intéresse au Laos et à notre culture…

Ok, pas de souci. Ce sera avec plaisir. Tu peux compter sur moi…

Un Phakhouane et ses éléments constitutifs

Un Phakhouane et ses éléments constitutifs avec en particulier trois poulets complets cuits à l’eau, ce qui laisse supposer que le Baci est organisé pour trois personnes

C’était en octobre 2010 et j’avais alors répondu par un court message à celle qui est devenue depuis la plus Laotienne des Québécois sans me doute un seul instant que nous allions devenir amis, des amis vrais, authentiques, des amis animés par une passion commune du partage et guidés par un amour immodéré du Laos et de sa culture.

   « En l’amitié de quoi je parle, elles se mêlent et confondent l’une en l’autre, d’un mélange si universel, qu’elles effacent, et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne peut s’exprimer, qu’en répondant: Parce que c’était lui, parce que c’était moi », écrit Michel de Montaigne.

   « L’amitié est ma sœur consolation », lui répond un homme d’Etat asiatique, quelques siècles plus tard.

Louise accueilli par un Baci de bienvenue à Thakhek

Louise accueillie par un Baci de bienvenue à Thakhek

J’ajouterai que l’amitié vraie, fière et sincère est mère de merveilleuses rencontres même dans des endroits et des circonstances improbables, comme sur le net, ce village global si cher à Marshal McLuhan, par exemple. Car, comme l’avait si justement souligné Lao Tseu, « l’homme (ou la femme d’ailleurs) n’est pas fait pour construire des murs, mais pour construire des ponts ». «Un ami c’est une route, un ennemi c’est un mur », clame d’ailleurs une sagesse chinoise !

Après Louise la Québécoise, Sonemany l’ethnologue franco-lao et Nidavary, l’ingénieure en génie industriel 100% pure Lao, sont entrées dans ma grande famille de l’amitié par l’intermédiaire de l’internet, bien évidemment. Modernité oblige ! Trois femmes qui ne se connaissaient pas, trois inconnues, trois étrangères qui possèdent en partage l’amitié à la laotienne et une soif de connaissance et de partage.

Louise, l’aînée des trois, était tombée sous le charme du Laos lorsqu’elle avait 17 ou 18 ans alors qu’elle était en mission humanitaire en Afrique. Drôle d’endroit pour une rencontre avec la culture lao même si le climat et certains aspects des traditions vernaculaires ainsi que le savoir-vivre ambiant se rapprochent beaucoup au vécu du peuple lao, sur sa terre ancestrale ou dans la diaspora. Et depuis, cet amour de jeunesse a laissé une fêlure indélébile au plus profond de son être. Une souffrance souvent enfuie dans son subconscient  et toujours refoulée afin de lui permettre de se conduire en épouse modèle et en mère heureuse et protectrice de ses deux filles. Le travail, les occupations d’épouse et de mère lui permettaient alors d’oublier la blessure de son premier amour évaporé…

Louise, assise devant ma soeur cadette et avec au premier notre maman et son premier arrière-petit-fils

Louise, assise devant ma soeur cadette. Au premier plan, notre maman et son premier arrière-petit-fils

Mais elle lui faisait toujours souffrir, la rongeait jour et nuit, la torturait encore et encore avant d’éclater au grand jour sous la forme d’un infarctus, et par deux fois même, ce qui avait alors failli l’enlever à sa famille et à ses amis, incrédules et forcément très inquiets.

   « Le bois pourri ne peut être sculpté », disait Confucius à propos de l’amour. Et Louise le savait-elle ? A moins qu’elle ne pense, à l’instar du Mahatma Gandhi, que la haine tue toujours, mais que l’amour ne meurt jamais !

Toujours est-il que ces alertes biologiques lui avaient sans doute révélé une vérité essentielle, vitale même : il fallait vivre pleinement sa vie plutôt que de se ruiner la santé à poursuivre le fantôme d’un amour liquéfié même si c’était le tout premier et forcément le plus marquant de son existence. Et elle décida de vivre en s’accrochant au Laos et à sa culture, ou plutôt à leurs représentants improbables : un inconnu sur le net (moi) et la petite communauté lao de Québec !

Elle inondait ma boîte mail de messages de plus en plus longs, des messages relatant sa vie, sa jeunesse, ses difficultés d’être, son mal-être même, ses occupations quotidiennes aussi. Tel un torrent longtemps canalisé et empêché de suivre son cours naturel, un déluge de mots se déversait sur un terrain fertile et prêt à les accueillir. Je l’écoutais, je l’entendais parfois hurler sa souffrance, sa colère envers elle-même tout comme ses cris de désespoir… Je lui répondais par de brefs messages synthétiques en lui fournissant des clés destinées à l‘aider à comprendre et à résoudre par elle-même ses problèmes existentiels. Je l’avais aussi encouragée à effectuer ce qu’elle appelle avec  tendresse « le voyage des amitiés » en France et en Belgique.

De Paris à Strasbourg, où elle rendait visite à la famille de Visouda, la fille de Toutie et de l’ami Kou qu’elle avait aidée à réussir son année d’Erasmus à Québec, ou des rencontres dans le Thalys l’emportant vers Bruxelles, à l’inoubliable Baci d’accueil en notre demeure,  Louise était alors en train de terminer –avec succès- son parcours de renaissance, son retour à la vie…

De retour à Québec, elle rayonnait de vie et de bonheur simple qu’elle contaminait de sa joie de vivre famille, amis et collègues de travail, tous fort étonnés mais ravis et heureux de la voir si débordante de vie ! Mais Louise savait, elle, que son processus de reconstruction existentielle ne serait terminé qu’avec un séjour sur sa terre primipare, le Laos !

Louise partageait l'honneur du Baci avec l'un de mes jeunes frères

Louise partageait l’honneur du Baci avec l’un de mes jeunes frères

Et une nouvelle fois, la vie s’est plu à tester l’authenticité et la puissance de son amour pour le Laos et sa culture en lui faisant endurer des premières semaines tumultueuses, émaillées seulement de quelques rares éclaircies –le sourire et le rire des enfants- et trop peu de rencontres de qualité. Au Km 30 sur la route de Paksong, elle avait alors fait front, transformant tout en élixir de vie : les chants d’oiseau et du coq étaient sa Symphonie pastorale, le moindre pique-nique devenait son Déjeuner sur herbe, et le rire ou le sourire des enfants sa cure de jouvence !

Elle m’a avoué plus tard qu’elle avait songé à tout laisser tomber et à fuir. Je lui répondis

Une des écoles où Louise avait apporté son aide, son amour et sa joie de vivre

Une des écoles où Louise avait apporté son aide, son amour et sa joie de vivre

que je le savais et que je savais aussi qu’elle allait rester pour terminer son initiation et triompher de toutes les difficultés. Avant de pouvoir profiter pleinement de la félicité du nid douillet dans le quartier de Saphanthong Neua de Vientiane où sa logeuse Souksavanh –la plus Québécoise des Lao-, la dorlotait, l’initiait à la vraie vie à la laotienne. Une existence faite de simplicité, de partage et de complicité.

« Il me semble dormir dans une chambre de jeune fille d’un temps passé, un lieu charmant, confortable. Avec deux fenêtres d’où je peux voir une partie du jardin, les cascades de bougainvilliers, les branches de Dork Champa, les orchidées… C’est un confort inouï ! », racontait Louise dans sa correspondance aussi joyeuse qu’abondante.

Une nouvelle fois, je l’avais encouragée à aller à Thakhek rendre visite à ma maman et mes frères et sœurs en sachant que ce séjour constituerait une étape fondamentale dans sa quête de consolidation de sa personne physique et psychique. Et malgré sa peur de « ne pas savoir me comporter correctement et de déranger », elle s’était arrêtée dans ma ville natale où, effectivement, elle avait presque complété son retour à la vie normale.

Le matin d’un Baci organisé en son honneur par ma famille, je lui avais envoyé un petit poème, intitulé Ce matin-là… en guise de synthèse de son parcours initiatique à la recherche d’un amour de jeunesse liquéfié.

Elle se faisait tellement de soucis

Un lotus

Des lotus

Après avoir bravé les limites de la vie

Vu des choses, et des êtres si démunis

Si pauvres, si misérables, mais si débordants de vie

Comme pour se moquer des drames de leur vie

Des êtres d’une richesse infinie

Au cœur inondé de bonté et d’envie

Et avec une âme toujours prête au compromis…

***

                                                 Puis vint ce matin-là

                                           Du balcon, elle contempla

                                                 Un chien errant et des nénuphars

                                                     Des orchidées d’une beauté sans fard

Epis de riz à Luang Prabang (2011)

Epis de riz à Luang Prabang (2011)

Des petites choses de la vie au hasard

Et elle comprit une vérité rare

Que la vie ne cède ses trésors, son nectar

Ses bienfaits et son cithare

Sa bienveillance et son regard

Qu’à un cœur vaillant sans fanfare

Et qui l’aime pour son vrai visage

Et qui l’adore pour son âme sans tintamarre…

***

                    Depuis ce matin-là, évidemment

                     Elle est en paix, elle le ressent

Dork Khoun ou Fleur précieuse

Dork Khoun ou Fleur précieuse

Son cœur déborde de sentiments

De joie, de gaieté, d’aboutissement

De bonheur simple et de l’allant

Du courage et des forces immenses

Un influx vital si dense

Qu’elle se croit vivre jusqu’à 100 ans !

***

                                                                   Ce matin-là…

                                                                            Elle a compris que là-bas

Le Markphet ou piment...

Le Markphet ou piment…

Ce petit bout de terre sans verglas

 Qu’elle embrasse à plein bras

Qu’elle remplit son cœur de souvenirs si délicats

Ce pays lointain là

Etait sa terre primipare

Où elle vivait autrefois heureuse et sage

Comme ce petit peuple aux qualités humaines si rares

                                                                            Ah quel bonheur simple que ce matin-là !

Paris-Thakhek 20/12/2114

   « Je retombe en amour avec mes Lao et cette terre depuis mon retour à Vientiane. Ce que j’ai vécu dans la première phase éclaire tout d’une lumière encore plus belle. Le cœur est ouvert maintenant. Je flanche devant cet accueil incomparable, cette façon d’être reçue… Thakhek, mon coup de cœur. Ca s’appelle tomber en amour avec des êtres, un lieu, une famille, un pays », écrit encore Louise.

Elle a aussi avoué qu’elle ne parvenait pas, pas encore en tout cas, à comprendre ses propres réactions en enlaçant tout le monde pour exprimer sa joie et les remercier pour ces moments de bonheur simple et de félicité :

   « Quelque chose en moi a débloqué, hier, alors que c’aurait dû être la dernière place où agir ainsi, connaissant ma difficulté dans la vie de faire une accolade ou de serrer quelqu’un dans mes bras. Au Laos, pour moi, ç’eut été inconcevable…Pourtant, hier, ce n’était que cela qui s’imposait. Seul cela sortait. J’en ai pris plusieurs dans mes bras (…). Je ne me reconnaissais pas. Ils ne devaient rien comprendre à mes manières. Comment comprendront-ils ce qui s’est produit, moi qui ne comprends pas moi-même… »

Le lendemain, elle arriva à Savannakhet, terme de son périple intérieur et où elle avait pu mettre un point final à un long chapitre de son existence après avoir marché dans les pas de son premier amour, s’être promenée dans la même pagode où il jouait et regardé couler les ondes tumultueuses du Mékong à l’endroit même où il se baignait et s’amusait…

Voilà Louise en paix et totalement en harmonie avec elle-même…

Si j’ai aussi  rencontré les deux plus jeunes femmes du trio de la même manière, par le net donc, leur parcours dans la vie –beaucoup moins long évidemment- se révèle nettement plus harmonieux, la jeunesse triomphante profitant pleinement de la bienveillance et de la clémence des astres !

C’est en 2013 que je recevais dans ma boîte mail une demande de modération sur l’article posté dans mon blog après le décès, à 87 ans, de notre papa, au mois d’août (cf. https://laosmonamour.wordpress.com/2014/03/03/laos-mort-obseques-esprits-passage-renaissance/). Une jeune étudiante franco-lao en ethnologie préparait un mémoire de Masters 2 ayant pour thème… « Rituel de la mort en milieu urbain lao »

   « J’ai découvert votre article il y a quelques jours et je suis à la fois très impressionnée et très embêtée ! Impressionnée par votre érudition et la qualité de votre article, basé qui plus est sur des sources ethnologiques qui font toujours référence. Je suis embêtée car le  but de mon mémoire est d’actualiser ces données ethnographiques –datées et dont les enquêtes ont été réalisées pour la plupart en milieu rural- mais vous l’avez fait avant moi et très bien », écrit Sonemany.

Comme j’avais déjà aidé un jeune Franco-Lao dans la préparation de son DEA en géographie humaine –qu’il n’avait pas terminé-, j’ai donc accepté avec intérêt de partager avec elle les informations sur ce rituel si important pour les Lao car il peut conditionner leur renaissance ou les aider à atteindre le nirvana.

Après des échanges –toujours par mail- riches, variés et fort utiles (j’avais dû demander l’aide d’un aîné érudit en cultures et traditions lao), je me rendais à la Faculté de Nanterre pour assister à la soutenance du mémoire de Sonemany. Etant le seul élément étranger –et perturbateur ?- je me faisais tout petit parmi ses collègues chercheurs.

Au cours du traditionnel questions-réponses suivant la soutenance proprement dite, le seul membre féminin du jury regrettait que Sonemany n’ait pas présenté avec suffisamment de détail  les personnes qu’elle citait dans son travail.

    « Par exemple, dit-elle, qui est ce Soulilamphone Keochanthala ? » 

   – C’est lui, répondit alors Sonemany, un large sourire sur un visage irradié de bonheur, en pointant son doigt dans ma direction.

Reçue avec les félicitations du jury, l’ethnologue n’avait cependant pas réussi à obtenir une bourse pour effectuer des recherches en vue d’un doctorat. Mais ce n’était que partie remise, puisque, quelques mois plus tard, elle a été retenue par l’Université de Bruxelles pour effectuer des recherches sur la filière de l’agriculture biologique au Laos grâce à des amis commun travaillant à l’Inalco. Sa formation d’ethnologue devrait lui faciliter la tâche et les recherches sur le terrain lui permettront de perfectionner sa pratique de la langue lao.10409743_787697917965849_5489853043942967312_n

En février 2015, un camarade du Lycée Vientiane m’envoyait le Projet personnel en humanités (PPM) de sa nièce, brillante étudiante en génie industriel à l’Insa de Lyon, parce qu’il a trouvé « le projet fort intéressant ».  « C’est la raison pour laquelle j’ai voulu partager avec toi, qui as beaucoup fait pour notre culture lao et sa préservation », m’expliqua-t-il.

   – Très intéressant son questionnement sur sa double culture franco-lao d’autant que c’est une scientifique qui prend conscience de l’importance de ses origines, lui ai-je répondu. Tu peux toujours compter sur moi.

J’ai été très intéressé, et même impressionné, par la profondeur de son questionnement, puisque dès l’introduction de son PPM, Nidavary a saisi la problématique essentielle de sa double culture : « Enfant d’immigrés, de nationalité française et de sang laotien : que suis-je réellement et quel est mon rôle dans cette nouvelle génération ? »

Je lui ai envoyé un premier mail pour la féliciter de cette démarche fort courageuse et enrichissante, tout en lui indiquant l’adresse de mon blog afin qu’elle puisse trouver des éléments de réponse à ses nombreux questionnements.

   « Je n’aurais jamais pensé que l’auteur de ce blog, qui m’a énormément aidé pour le PPH mais également pour comprendre les fêtes religieuses, me ferait un retour sur mon projet… Quelle belle surprise, je suis ravie ! », m’a-t-elle alors répondu.

Louise entourée par mes frères

Louise entourée de mes frères

D’autres mails ont suivi… Nous sommes devenus des amis avant de faire partie de la grande famille de l’amitié vraie, sincère et fière. Puisque j’ai été convié à une fête à la mémoire de sa grand-mère, celle qui l’avait élevée et lui avait donné en partage l’amour de la langue et la culture lao.

   « Mon PPH est réalisé en sa mémoire, elle qui était tant attachée à son pays et à ses coutumes. Elle symbolise la culture laotienne, sa cuisine et ses rites. Sans elle, je ne parlerai sûrement pas la langue. Je ne saurai pas l’écrire non plus. Et encore moins cuisiner… », écrit d’ailleurs Nidavary, qui avait pris le Lao en option au baccalauréat, dans les remerciements de son PPH.

Mais à cause d’un mois de mai assez chargé, je n’avais pas pu me rendre à Orléans. Quelques mois plus tard, j’ai fait la connaissance de ses parents lors d’une soirée culturelle et artistique à Paris, mais toujours pas de rencontre avec Nidavary, même si on s’était parlé au téléphone lors de la fête surprise organisée par la famille pour les 60 ans de son père.

Mon auto-portrait sur la plage de Copacabana

Mon auto-portrait sur la plage de Copacabana

Louise, Sonemany et Nidavary… Trois dames, admirables ambassadrices de la culture lao, qui représentent d’une certaine manière les reflets des trois femmes les plus importantes de ma vie : ma maman, mon épouse et ma sœur cadette, médecin généraliste à Thakhek, notre ville natale.

Rassurez-vous, je vis aussi au quotidien, et dans la vie réelle, l’amitié vraie, fière et sincère, puisque j’ai été gâté au travail par l’arrivée de nouveaux jeunes, très compétents et tous habités par une grande soif de connaissances et du partage. Raphaëlle, Yassine, Adrien, Thomas, Pierrick et Nicolas l’Ecossais sont les fiers représentants de cette jeunesse conquérante mais éprise de savoir-vivre et d’amitié…   La « vieille garde » est, elle aussi, toujours présente et j’ai pu mesurer combien je compte pour eux lorsque ma valise a été perdue quelque part entre Orly, Madrid et Rio de Janeiro.

Louise rend visite à notre maman à Ban Mouangsoum

Louise rend visite à notre maman à Ban Mouangsoum

Si Vincent, le chef de mission qui m’a amené acheter des vêtements et une valise aux couleurs du Brésil après m’avoir livré une guérilla amicale pendant une semaine, mérite une mention spéciale, les autres n’ont pas été en reste. D’Eric-le-Bernois, qui a proposé d’organiser un Soulithon avant de me donner deux cadeaux olympiques, au jeune Maxime, qui m’a prêté des chaussettes que je n’ai jamais utilisées et un T-shirt,  en passant par Sylviane, Benoît, Fred, Igor-le-golfeur émérite mais aussi grand amoureux des sports mécaniques, Olivier le président désigné des petits sports, ou encore Jean-le-Madrilène, tous m’ont témoigné leur amitié et manifesté leur inquiétude.

Mais la palme de l’inquiétude et de la sollicitude revient sans conteste à Sabine qui, presque tous les matins au petit-déjeuner, me demandait des nouvelles de ma valise égarée tout en répétant, encore et encore, son admiration pour ma zentitude

Quant à Jean l’ingénieur en informatique et golfeur émérite, lui aussi, il n’avait manqué aucun de nos rendez-vous de 17h00, le Tea Time, où nous sirotions ensemble un café de Mister George tout en partageant des biscuits sentant bon le beurre de Bretagne.

Le lap ou plat de la chance, compagnon indispensable à tout repas de fête

Le lap ou plat de la chance, compagnon indispensable à tout repas de fête, et la soupe de Normai Kasène, une variété de petit bambou qui ne pousse que dans la région de Thakhek

Enfin, Eric, le chef de Desk, mon coloc et mon petit-frère, était tellement peiné par mon infortune qu’il s’était laissé aller à une petite colère au travail, une grande première depuis notre première rencontre il y a déjà près de 20 ans !

A l’instar de Confucius, je sais que j’ai des amis vrais, fiers et sincères… sur qui je peux toujours compter. Et que ma famille ne s’arrête jamais de s’agrandir !

   « Trois sortes d’amis sont utiles, trois sortes d’amis sont néfastes. Les utiles : un ami droit, un ami fidèle, un ami cultivé. Les néfastes : un ami faux, un ami mou, un ami bavard », écrit le sage chinois.

Ma valise couleur spéciale Rio-2016

Ma valise couleur spéciale Rio-2016

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A propos laosmonamour

ເກີດຢຸ່ບ້ານມ່ວງສູມ ເມືອງທ່າແຂກ ແຂວງຄໍາມ່ວນ ໄດ້ປະລີນຍາ ຕຣີແລະໂທ ຈາກມະຫາວິທຍາໄລ Robert-Schumann (Strasbourg) ແລະ ປະລີນຍາເອກ ຈາກມະຫາວິທຍາໄລ Paris-Sorbonne, Paris IV Travaille à l'AFP Paris après une licence et une maîtrise à l'école de journalisme de Strasbourg (CUEJ - Robert-Schumann) et un doctorat au CELSA (Paris-Sorbonne)
Cet article a été publié dans Amitié, Baci, Culture, Essai, News, Poème, Poésie, Société. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour Laos: Eloges de l’Amitié (III)

  1. Louise Dallaire dit :

    Khob tchay lay lay, Souli thi hakphèng, pour ce regard aimant sur les amitiés de vos vies et pour toute l’attention et le soin que vous y accordez, à votre façon qui se révèle unique et attachante. Six années maintenant, mais bien des années encore s’ajouteront, je l’espère, qui me rediront toujours l’importance de cette rencontre de vie. Vous côtoyer, c’est entrer en zone plus profonde de l’être, en sécurité et vers une plus grande sérénité. Khob tchay d’être toujours là, bien présent. Ce texte me laisse émue.

  2. laosmonamour dit :

    L’amitié est notre soeur consolatrice. Surtout quand elle est vraie, sincère et fière…

  3. Je viens de découvrir votre blog, je prendrais le temps de le lire, il m’a l’air fort intéressant !

    • laosmonamour dit :

      Merci de votre visite. Effectivement, si le Laos et sa culture vous intéressent, vous y trouverez sans doute certaines réponses à vos questions. Je suis encore très loin d’avoir fait le tour, faute de temps et surtout de documents fiables qu’ils soient officiels ou non, historiques ou contemporains. Sur les fêtes et leur signification, je possède quelques livres en Lao et j’essaie aussi de me souvenir des histoires racontées par ma grand-mère. Bonne visite en tous les cas…

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